Interviews: Jamal Oloyé FASSINOU aka Jadee BUILDER

0
22

Spérodidas : Bonsoir à toutes et à tous. Notre invité se présente à vous

Invité : Bonsoir chers tous. Jamal Oloyé FASSINOU on m’appelle aka Jadee BUILDER

Spérodidas: Que faites vous dans la vie comme profession et dites nous votre situation matrimoniale au besoin (pas obligatoire)

Invité : Je suis Informaticien , Concepteur développeur de Projet Multimédia. Je suis aussi Manager de Projet Culturel, Consultant formateur en Audio Visuel, Chercheur en Ethnomusicologie et Chercheur en Technique de Monétisation de Musique Cas du Bénin.

Spérodidas : Ah ben dis donc ? Super. Pourquoi avoir effrayé un chemin vers le showbiz vu que vous êtes a la base informaticien

Invité : A la base je n’étais pas informaticien. J’ai fais un lycée technique industrielle et un DUT en Génie Civil. L’informatique est resté ma passion depuis mon jeune âge. Après avoir fini mes études en Génie Civil ( Je ne suis pas aller au niveau Ingénieur ), je me suis laisser à mes deux passions << MUSIQUE et INFORMATIQUE >>. Génie Civil, j’ai fait la volonté de mon Père. Informatique, je suis allé vers ma passion

Spérodidas : D’accord parlez nous donc de ce qui nous intéresse ici. Le showbiz, la musique. comment est ce que vous y êtes venu ?

Invité ‬: Depuis le lycée et collège ma passion pour la musique m’a amenée à quelques concours de chants avec succès à l’école Primaire, au lycée technique de Porto et au Lycée Coulibaly … J’étais devenu aussi rappeur, chanteur. J’ai fait un petit feat avec un membre du groupe Fifa. Mais moi depuis le départ je ne voulais pas devenir artiste. Je me suis intégré réellement quand à l’avènement des studios numérique. J’étais l’un de ses rares techniciens qui faisait le pont entre l’analogique et le numérique à Cotonou. Alors j’ai pu cotoyer des grands hommes comme GURU, ANDRE QUENUM père à son âme à titre d’exemple…

Showbiz : Après mon cursus académique, c’est comme ça à Cotonou en son temps on s’est retrouvé vers la migration des studios analogiques vers le numérique. J’étais parmi ces rares techniciens qui aidaient tous ses ingénieurs quand j’étais à Cotonou Comme ça je suis rentré dans le monde des studios puis que je suis devenu une pièce maîtresse de presque tout les grands studios de Cotonou : Guru records, André Quenum, diaspora de shabbat…. Plein de studios. Donc c’est comme ça je me suis intégré dans le showbiz. J’étais devenu le petit de Guru, disons le petit de tout le monde. Comme ça au delà de techniciens j’ai beaucoup appris. Je fouille beaucoup, je cherche. C’est comme ça aussi j’ai fait des voyages au Maroc etc…donc ici au Nigeria, ma première patrie parce que je suis pratiquement de là-bas et je suis rentré dans les milieux, dans les couloirs et puis j’ai monté mon 1er studio ici à Cotonou à Akpakpa et après à Porto Novo. J’ai produit plein d’artiste de la musique rap. J’ai beaucoup appris en tant que techniciens chez les autres. De là, j’ai eu a apporté mon expertise au niveau du digital. En traversant toutes ses personnes je suis devenu aussi beatmaker, conseiller de plusieurs ingénieurs de son pas des moindres à Cotonou puis que le numérique avait faussé de piste de tout ce qui est dans l’analogie…. c’est comme je suis venu au showbiz

Spérodidas : Vous avez été au Cemaac et ensuite chez Guru.

Invité : je ne suis pas allé au Cemaac toute de suite. J’ai d’abord fait ma petite carrière de producteur de musique rap à Porto Novo avec tout ceux qui était là-bas. Je salut au passage tout ceux qui sont encore là Dahel, Master P, Rouchdane Adébo qui était à Radio wèkè donc c’est comme j’ai d’abord fait ma carrière de producteur et j’ai produit plein d’artiste. Faut avouer c’est là j’ai beaucoup appris parce que je produisais des artistes, je perdais et je gagnais aussi de l’argent donc pour moi en tant que promoteur comment vais je faire pour arriver à rentabiliser ? C’est d’ailleurs ça qui m’a lancé dans les recherches avec des français, des gens de tout les pays où je m’approchais de tout le monde pour apprendre un peu un peu. C’est comme ça on avait lancé l’appel à candidature au Cemaac et puis j’ai été retenu pour travailler au Cemaac

Spérodidas : Quel était réellement votre rôle a Guru et Musigerm

Invité : je suis allé dans ses deux institutions parce que j’étais apporteur de solution digital. Je vous disais je me suis spécialisé dans le multimédia en informatique ça suppose tout ce qui est audio visuel, traitement de signaux audio et vidéo donc le multimédia me permettait de faire un point entre l’informatique et l’analogique facilement ce qui n’était pas toute de suite compris par tout ce qui était dans ce domaine c’est ça qui m’a fait rencontré Guru et je les apportait des solutions logiciels, matériels aussi et aussi étant intégré dans ses cadres là guru comme a musigerm j’ai la possibilité de voir tout ce qui se faisait et vite j’ai appris pleins d’autres choses chez Guru comme à musigerm et André Quenum père à son âme.

Spérodidas : Comment s’est faite la rencontre entre vous et Wily Mignon ? C’est vous qui êtes allé lui proposer vos services ou c’est lui qui vous a sollicité

Invité : l’aventure avec Wily, d’abord il faut savoir que c’est une deuxième phase de mon incursion dans le showbiz parce que moi j’ai été producteur et déjà je connaissais beaucoup de gens, j’était bien intégré dans ce milieu et pleins d’artistes qui travaillait déjà avec moi quand je suis allé au Cemaac et puis après j’ai gardé mes relations avec guru. Il sait faire que entre temps Queleff, Kaysee est parti de guru record et puis il fallait retrouvé d’autres techniciens c’est comme ça Wily est venu et puis nous étions toujours là et puis nous avons sympathisé avec lui. Faut reconnaître que j’aime beaucoup la musique de Wily. On a gardé de bonne relation même si après on ne sait plus trop rester coller et j’avais fait un contrat avec le Cemaac on est resté amis et puis j’étais son conseiller dans tout ce qu’il faisait c’est aussi un gars que j’aime beaucoup qui ne manquait pas de venir quasiment presque tout les temps quand il avait un son et puis j’aimais beaucoup cette considération qu’il éprouvait pour moi et puis on a gardé de très bonnes relations. C’est moi qui l’ai aidé à installer son 1er studio après guru quand finalement lui même a quitté c’est comme ça je les connu. Ce n’est pas une question de proposer un service puisque j’étais à Guru et il est devenu mon collègue. On a fait des projets aussi pour produire des artistes. On avait lancé un truc et je devrais même produire le groupe SUNVI. Bref il y a plein d’autres choses qu’on a voulu faire. Finalement moi j’ai voyagé. Je suis revenu un peu après et il avait déjà sorti son 1er tube  »Mindédji » avec nous à Guru. Wily est toujours resté avec moi et je suis même resté avec lui un moment. On sait vu, on s’est apprécié. On a fait beaucoup de chose ensemble.

Spérodidas : Vous avez été conseillé de Wily en quoi ? vos conseils ont ils été très utiles pour l’évolution de sa musique ?

Invité : D’abord il faut reconnaître l’immense talent de Wily. C’est vrai, moi je le dis, ce n’est pas pour le flatter. C’est vrai qu’on ne perçoit pas que, Wily c’est un grand talent moi je préfère l’avouer et puis être conseiller de Wily moi même je n’avais pas compris pourquoi il voulait toujours que je sois dans son sillage, voilà j’ai fait tel son. Bon! J’aimais beaucoup ça parce que je suis très critique et puis j’aimais aussi lui apporter ma solution, mon expertise parce que avec le temps le Cemaac nous a formé j’ai eu la chance de travailler avec beaucoup d’ingénieurs de son français, allemand, américain, disons de tout les horizons ou j’étais devenu très pointus dans le traitement de signal sonore donc il a aussi mon expertise à ce niveau il avait besoin aussi de ça pour faire le travail qu’il faisait et moi aussi j’apprenais beaucoup de Wily parce que musicalement moi je n’étais pas un grand musicien. C’est vrai j’ai étudié un peu la musique, j’ai fait un peu la trompette, un peu après du clavier mais je n’étais pas un musicien terrible. Lui il était un grand bassiste beaucoup de gens ne le savent pas peut être mais il était un grand bassiste et j’aimais beaucoup sa façon de jouer mais mes conseils ont certainement été utile puis que finalement nous avons créé quelques choses. J’ai été conseiller de quelqu’un qui a créé le mouvement qui a fait un grand succès au Bénin. Certainement mes conseils, je ne sais pas réellement, je ne saurai le dire clairement parce que à tout les niveaux il m’a toujours sollicité avec plaisir et on s’est toujours écouté.

Spérodidas : Attardons nous un peu sur la carrière de Wily puisque vous en avez été directeur artistique. Malgré vos conseils et votre expertise on a comme impression que le Boeing a du mal a s’envoler. c’est une génération qui est passée ou c’est juste qu’il ne suit pas réellement vos conseils

Invité : L’interview est en train de traîner sur Wily

Spérodidas : Pas vraiment mais parce-que a un moment donné vous avez été dans sa carrière et c’est a votre actif.

Invité : OK. Ce n’est pas une question de Boeing qui aille du mal à s’envoler. Il y a eu des points de chutes. Je pense que la question n’est pas là. Il n’est pas évident que je sois le seul conseiller de Wily. C’est vrai dans l’Académie de Noudjihou je suis pratiquement la deuxième personnalité bien sûr avant lui. Bon il faut comprendre que ce n’est pas facile pour les artistes quand ils sont au devant de la scène d’écouter les conseils. C’est un phénomène qu’il va falloir qu’on étudie parce que dans le rôle de l’artiste il y a beaucoup de chose qu’on ne peut pas entendre et écouter. Je regrette quand même l’état actuel du mouvement à voir toutes les énergies déployées. Je n’étais pas seul aussi. Ce n’est pas une question qui n’a pas écouté nos conseils. Au fait comprenez que ce n’est pas facile pour les artistes. Je pense avec le temps on apprend de la sagesse et on apprend de ses erreurs et bienfaits. Je pense que la pente va se remonter avec du travail certainement.
On ne peut pas mettre intégralement le succès de Wily à mon actif. Je voudrais rendre hommage à tout ceux qui ont travaillé dans l’Académie Noudjihou, à tout ces DJ et à tout ses journalistes, à tout ce qui ont fait du chemin avec nous surtout à Wily parce que lui aussi c’est un grand manager il faut le reconnaître donc sa carrière ne peut pas être à mon actif. C’est vrai j’ai joué un rôle déterminant. Chacun a pu faire ce qu’il à faire pour qu’il soit à ce niveau. De tout ce que je faisais je ne pouvais pas évaluer ce que les autres apportaient

Spérodidas : Voilà pour quitter le dossier Wily qui vous concerne, on a vu que vous avez quitté Wily c’est parce-que vous êtes découragé ou parce-que vous avez mieux a faire juste ou parce-que c’est plus bon comme avant ? On voit maintenant Wily avec papa matrix moins expérimenté que vous dans le domaine. Quel est votre avis ?

Invité : C’est quand même sensible ce sujet. Bon, je dis les choses telle que je les pense, c’est pourquoi je suis détesté dans l’arène. Vous voyez non. Je pense qu’aujourd’hui je ne sais pas sur quel compromis papa matrix est avec Wily parce que ça doit être un compromis certainement. Il faut constater qu’il y a beaucoup de chutes c’est à dire la pente elle est renversante. C’est vrai Wily est déjà en souffrance quand papa matrix est venu. Mais il faut développer un plan de carrière. C’est vrai qu’il n’y a plus de ressources pour accompagner la carrière. Il va falloir développer un plan de carrière, sortie des idées, remettre tout l’arsenal qui avait permis a Wily de se hisser une place. je crois que les vrais acteurs ne sont plus là mais je pense que papa matrix n’a pas tout l’expérience que Wily a besoin et moi je ne compte plus travailler avec Wily toute suite. Je pense que papa matrix a besoin d’un conseiller. Wily a besoin d’un manager qui pourra lui faire cette rapide de choc puis que là ça ne marche, ça ne bouge pas. C’est vrai je vois les show cases mais Wily n’est plus à cette étape. Des show cases il y en a eu pas millier. Il va falloir créer quelques choses et aussi c’est comme si le mouvement est à court d’inspiration mais je connais bien mon gars. Certainement qu’il se prépare à sortir la patate mais il faut soit un conseiller à papa matrix soit il faut carrément que quelqu’un amène la thérapie du choc

Spérodidas : Wily est donc dans une sorte d’agonie vivement qu’il retrouve vite le souffle pour le bonheur de ses fans. Alors que devenez vous après Wily ? quels sont les après Wily et les projets.
Que faites vous exactement et quels sont les réalisations à votre actif en ce moment ?

Invité : Il n’y a pas de après Wily. Wily est presqu’un frère. Je me suis retiré clairement du côté professionnel de Wily. Il y a aussi notre côté business qu’on peut toujours faire ensemble. Il y a des trucs qu’on a en commun. Vous savez aussi depuis deux ans je suis resté hors showbiz. Je suis resté un observateur du showbiz. Je n’ai plus eu presque de contact avec une activité de showbiz. Mais là je l’annonce, 2018 je compte me remettre sur la scène. Tout se cuisine en arrière plan. Bien sûr il y a plein de talent que je veux promouvoir. Aussi produire, les manager. J’ai des grosses pointues de la musique béninoise qui sont en négoce avec moi. Il y a des profils qui m’intéresse, d’autres non mais j’ai dis à tout le monde 2018 je serai showbiz. Je n’ai pas de projet en tant que tel hors que ça. Je vais mettre en veilleuse un peu mon studio informatique et puis aller sur le terrain. Je le pense

Spérodidas : OK merci beaucoup Jadee je rappelle vous êtes Informaticien : Concepteur développeur de Projet Multimédia
aussi Manager de Projet Culturel , Consultant formateur en Audio Visuel. C’était un plaisir

La grande famille du showbiz au Bénin a envoyé cet article à la rédaction triade empire. Laissez nous vos commentaires sur nos différentes pages.

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here